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Page blanche : une vieille histoire

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Le syndrome de la page blanche hantait déjà l’humanité il y a 5 000 ans !

Autant dire que commencer à écrire a toujours été compliqué. Comment trouver l’idée et les mots pour démarrer un texte?

Selon un article paru en 2022 dans la revue de chercheurs The Conversation, ce problème hante les hommes depuis l’Antiquité.

Entre prières et superstition

D’après son auteure Joyce Kinkead, l’incapacité à poser le premier mot peut être  paralysante. Jusqu’à s’en remettre aux dieux ou aux arts divinatoires.

« Aujourd’hui, vous pouvez acheter des talismans inspirés d’anciens symboles celtiques qui sont censés faciliter le processus d’écriture ». Sans oublier ceux qui, en ligne, promettent « une inspiration naturelle et une aide dans tous vos efforts d’écriture», témoigne Kinkead. 

Et la même de rappeler ceux qui vantent des produits similaires afin de « trouver le mot juste au moment le plus opportun » ou ces autres qui se tournent vers les pierres. « Un set cadeau de cristaux contre le syndrome de la page blanche propose sur un site marchand des cristaux d’agate, de cornaline, d’œil de tigre, de citrine, d’améthyste et de quartz clair pour aider ceux qui ont du mal à formuler des phrases ».

Si les figures tutélaire de l’écrivain ont existé dans toutes les civilisations, jusqu’à compter des saints patrons parmi d’autres, le pragmatisme s’est finalement imposé comme une nécessité.

Attendre ou agir ?

L’article montre que le choix n’est pas si simple. Et de citer les mémoires Sur l’écriture de Stephen King : » Les amateurs s’assoient et attendent l’inspiration, les autres de lèvent et se mettent au travail ». Quant à l’écrivaine Ann Patchett, « [elle]  a attaché une feuille d’émargement à la porte de sa salle d’écriture pour s’assurer qu’elle écrivait tous les jours ».

Et de poursuivre avec l’exemple de John McPhee, lauréat du prix Pulitzer et collaborateur du New Yorker. Dans un article publié en 2013, il notait que le syndrome de la page blanche terrasse certains écrivains pendant des mois et d’autres à vie. Joyce Kinkead poursuit son énumération avec un autre écrivain du New Yorker, Joseph Mitchell. Le syndrome l’a frappé en 1964. Résultat : il s’est contenté de s’asseoir et de fixer sa machine à écrire pendant 30 ans.

Et aujourd’hui?

L’exercice n’est pas plus aisé qu’avant. Dès lors qu’une publication est destinée à être mise en ligne, il ne suffit plus de poser les idées pour aboutir à un texte structuré et fluide. Encore faut-il tenir compte des lois de la rédaction SEO, à savoir, d’une validation purement technologique qui rend votre texte visible avant de pouvoir le lire.

 

La citation 

« Je déteste écrire ; j’aime avoir écrit. », Dorothy Parker

 

Retrouvez ci-dessous des pistes concrètes pour réussir vos rédactions :

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